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pot'je vlesch : un plat populaire donc "multiple" |
Les puristes ne tolèrent que l'orthographe "pot" (petit pot), "je" (le suffixe), vleesch" (viande, venant de l'allemand Fleisch). Mais les Flamands belges écrivent potjesvlees. Dès le milieu du XIVèmè siècle, le "Viandier" de Taillevent cite le Ketelvleesch (viande en marmite) que l'on débitait en petite quantité dans des pots individuels, les pot'je. Trois heures de cuisson pour six personnes, douze heures de frigo (pour la gelée), des conserves cuites une heure à 114°C. Au XIVème siècle, c'est pour des centaines de convives que l'on confectionnait ce plat de fête. Côté composition, il faut 45% de poulet, 40% de veau et lapin, 15% de porc (ajout controversé) ; seul le lapin doit être présent en permanence. Ensuite, c'est selon le terroir : parfois des lardons fumés ou frais, des clous de girofle, de la gelée citronnée, etc. les viandes doivent représenter au moins 55% du poids net du produit sans compter les os. Le pot'je vleesch est fabriqué en été quand le prix de la viande est bas. Longtemps sa fabrication s'est limitée à cinq enseignes et sa consommation, au nord d'une ligne calais-Saint-Omer. Tout cela a vécu, comme la prétendue habitude des grandes surfaces de retirer le pot'je de leurs rayons à Noël pour faire de la place au foie gras. Le pot'je vleesch est devenu intemporel et son conditionnement pratique facilite sa diffusion dans le reste de la France. |