| Tom Souville, corsaire et homme d'affaires... |
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Il est
aidé par la chance : l'un de ses premiers succès
concerne un brick anglais échoué sur la
côte française après une
tempête et qu'il prend d'assaut à la
tête d'une bande de gaillards résolus. Mais la
chance sans le courage ne suffit pas. Or, Tom Souville est pourvu des
deux : il capture, après un dur combat, un navire lourdement
chargé, dans l'estuaire de la Tamise et le ramène
à Calais, narguant les patrouilleurs britanniques. La vente
de la prise rembourse le prix du navire corsaire ! La politique
impériale vient, elle aussi aider le valeureux corsaire :
les décrets de Milan en 1807, complètent le
blocus continental en mettant hors-la-loi les navires neutres qui se
soumettent aux conditions anglaises. Cela multiplie les proies offertes
à la convoitise des corsaires français. Par leur
efficacité, Souville et ses hommes multiplient les prises.
La Légion d'honneur reconnaît en 1811 l'importance
de leur action. Le corsaire achève sa carrière en
1814 par un coup étonnant : la capture avec un groupe de
cavaliers d'un navire drossé sur la côte du
Calaisis ! Souville, homme d'affaires heureux, a
réalisé des gains importants.
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Plus
prudent que nombre de ses subordonnés, il a soigneusement
placé les produits des revenus qui cessent avec la paix. En
1815, après l'arrêt de la course, il poursuit sa
carrière à bord des malles pour le transport du
courrier de Calais à Douvres. Il termine paisiblement sa vie
comme capitaine d'un navire transmanche, conseiller municipal et
commandant de la garde nationale.
Pour l'amour de la mer, il avait renoncé à la vie confortable qui s'offrait à lui. Il fût fait prisonnier de nombreuses fois et réussit toujours à s'échapper. L'aventure s'est terminé en 1839, il était alors âgé de 62 ans. Calais porte encore à sa mémoire le souvenir du vaillant capitaine, et à travers les rues du Courgain l'éloge à ses nombreux marins. Son souvenir reste !. |