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plupart des rues de nos villes ont changé de nom et d'aspect au
cours des siècles. Avesnes ne fait point exception. Certaines rues
étaient même autrefois connues sous plusieurs noms. La rue
Jeanne-de-Lalaing, par exemple, s'est successivement appelée rue
Poilvache, rue des Prisons, rue des Vieilles-Prisons, rue de la Cure et
rue de la Poste. Deux explications sont traditionnellement avancées
afin d'expliquer la dénomination "Poilvache". L'une affirme
qu'elle provient des sires de Poilvache (une famille du pays de Liège
?), l'autre révèle qu'il existait aux XVème et XVIème
siècles de nombreuses étables dans le secteur. Quoi qu'il
en soit, elle prend le nom de rue des Prisons au XVIIIème car les
geôles du magistrat et du bailliage royal étaient situées
derrière l'hotel de ville. A la fin du siècle, le roi ordonne
la reconstruction des prisons là où elles se trouvaient
à l'origine, c'est-à-dire, au château. Elle devient
donc la rue des Vieilles-Prisons avant de changer encore de nom après
la Révolution.
Cité
historique, Avesnes offre le charme de ces villes étagées
qui comportent une ville haute et une ville basse. On peut à loisir
se promener dans les rues typiques où les maisons s'appuient les
unes aux autres et découvrir au hasard d'une promenade, en empruntant
les "Grimpettes" (rue de Berry), les écluses de la rue
du Pont-des-Dames. C'est ici que l'Helpe majeure est scindée en
deux. D'un côté, elle traverse la ville dans son lit naturel,
de l'autre, elle permettait d'inonder les fossés en cas de siège.
Le nom du mur séparant le cours d'eau en deux parties vient du
néerlandais "dam" (digue). |